• Traduction neuve de «La Divine Comédie» entreprise par Danièle Robert, qui prend enfin en compte, dans notre langue, l'intégralité de la structure élaborée par Dante. Animée d'un souffle constant, ne se départant jamais, dans sa fidélité même, de la valeur poétique, cette traduction permet d'aller plus avant dans la découverte de la beauté inventive, de la puissance, de la modernité de ce chef-d'oeuvre universel.

  • Version intégrale de deux contes qui s'inscrivent dans le cadre de l'étude au programme sur la critique sociale au XVIIIe siècle. Le dossier réunit des exercices pour étudier la structure narrative des deux contes et analyser les procédés de la satire et des extraits d'autres auteurs classiques pour enrichir la lecture.

  • Un chef d'oeuvre à découvrir dans la collection Petits Classiques Larousse en phase avec la refonte des programmes scolaires du bac !

  • Don Quichotte lui-même, au seuil de la «Seconde partie» (1615), n'en croit pas ses oreilles : «Il est donc vrai qu'il y a une histoire sur moi?» C'est vrai, lui répond le bachelier Samson Carrasco, et cette histoire - la «Première partie» du Quichotte, publiée dix ans plus tôt -, «les enfants la feuillettent, les jeunes gens la lisent, les adultes la comprennent et les vieillards la célèbrent». Bref, en une décennie, le roman de Cervantès est devenu l'objet de son propre récit et commence à envahir le monde réel. Aperçoit-on un cheval trop maigre? Rossinante!
    Quatre cents ans plus tard, cela reste vrai. Rossinante et Dulcinée ont pris place dans la langue française, qui leur a ôté leur majuscule. L'ingénieux hidalgo qui fut le cavalier de l'une et le chevalier de l'autre est un membre éminent du club des personnages de fiction ayant échappé à leur créateur, à leur livre et à leur temps, pour jouir à jamais d'une notoriété propre et universelle. Mais non figée : chaque époque réinvente Don Quichotte.
    Au XVIIe siècle, le roman est surtout perçu comme le parcours burlesque d'un héros comique. En 1720, une Lettre persane y découvre l'indice de la décadence espagnole. L'Espagne des Lumières se défend. Cervantès devient bientôt l'écrivain par excellence du pays, comme le sont chez eux Dante, Shakespeare et Goethe. Dans ce qui leur apparaît comme une odyssée symbolique, A.W. Schlegel voit la lutte de la prose (Sancho) et de la poésie (Quichotte), et Schelling celle du réel et de l'idéal. Flaubert - dont l'Emma Bovary sera qualifiée de Quichotte en jupons par Ortega y Gasset - déclare : c'est «le livre que je savais par coeur avant de savoir lire». Ce livre, Dostoïevski le salue comme le plus grand et le plus triste de tous. Nietzsche trouve bien amères les avanies subies par le héros. Kafka, fasciné, écrit «la vérité sur Sancho Pança». Au moment où Freud l'évoque dans Le Mot d'esprit, le roman est trois fois centenaire, et les érudits continuent de s'interroger sur ce qu'a voulu y «mettre» Cervantès. «Ce qui est vivant, c'est ce que j'y découvre, que Cervantès l'y ait mis ou non», leur répond Unamuno. Puis vient Borges, avec «Pierre Ménard, auteur du Quichotte» : l'identité de l'oeuvre, à quoi tient-elle donc? à la lecture que l'on en fait?
    Il est un peu tôt pour dire quelles lectures fera le XXIe siècle de Don Quichotte. Jamais trop tôt, en revanche, pour éprouver la puissance contagieuse de la littérature. Don Quichotte a fait cette expérience à ses dépens. N'ayant pas lu Foucault, il croyait que les livres disaient vrai, que les mots et les choses devaient se ressembler. Nous n'avons plus cette illusion. Mais nous en avons d'autres, et ce sont elles, peut-être - nos moulins à vent à nous -, qui continuent à faire des aventures de l'ingénieux hidalgo une expérience de lecture véritablement inoubliable.

  • Ô vous qui empruntez le chemin de l'amour, Observez s'il existe un mal au mien pareil.
    Je vous prie de souffrir de m'écouter me plaindre.
    Ne suis-je pas de tous les tourments le relais ?

    Dante Alighieri (1265-1321) a moins de trente ans quand il écrit ce récit autobiographique, entrecoupé de sonnets, de chansons, de ballades et de commentaires. Il y raconte son amour pour Beatrice Portinari qui, dans La Divine Comédie, apparaît comme l'intermédiaire privilégiée entre le voyageur céleste et Dieu. Si La Vita Nuova a revêtu une telle importance dans l'histoire de la littérature, ce n'est pas seulement parce qu'il contient des poèmes d'amour rivalisant avec ceux de Pétrarque, mais parce que ce texte, de passion, puis de deuil, ne cesse de poser la question de la vérité, de la transparence, de l'allégorie. Comme dans la plupart des éditions italiennes, sont adjointes les autres poésies circonstancielles et retrouvées de Dante, du moins celles qui passent pour authentiques. La traduction inédite ici proposée est en alexandrins, hexasyllabes et le plus souvent, sur le modèle des Amours de Ronsard et des quelques vers écrits par Dante directement en français, en décasyllabes.

  • Tristan et Yseut

    Béroul

    Tristan et Yseut ont bu par erreur un philtre magique qui les a rendus irrésistiblement attirés l'un envers l'autre, alors qu'Yseut est la femme du roi Marc... C'est la naissance d'un amour absolu, interdit, qui brave les rapports sociaux et bouleverse l'ordre établi. Née au coeur de l'Occident médiéval, dans la France du XIIe siècle, cette histoire est devenue pour toujours l'archétype de la passion amoureuse.

    Édition et traduction de l'ancien français par Daniel Poirion. Préface de Christiane Marchello-Nizia.

  • Peut-on encore aujourd'hui aimer Francesca, être troublé par Ugolino, trembler aux tourments des damnés de la Comédie ? L'Enfer de Dante, poétique et médiéval, n'a-t-il pas pâli irréparablement auprès des Enfers tout proches, et actifs, que notre époque n'a pas encore fini, semble-t-il, de susciter ?
    L'imagination créatrice de Dante est si puissante, et si précise, qu'elle semble décrire par avance, parfois, l'inimaginable horreur moderne. Le gigantesque entonnoir de l'Enfer, qui se creuse jusqu'au centre de la terre, est dépeint comme le réceptacle de tout le mal de l'univers, comme une sorte de sac où viennent s'engouffrer tous les noyaux, tous les atomes de mal épars sur la planète.
    Mais nous lisons aussi autre chose dans L'Enfer :
    Plus que le catalogue effrayant des péchés et des châtiments possibles, il correspond pour nous au départ de l'exploration, à la première étape du grand roman initiatique d'une civilisation qui est la racine de la nôtre.

  • Le livre de Gomorrhe

    Pierre Damien

    • Cerf
    • 4 Février 2021

    Mille ans avant les révélations actuelles sur les scandales sexuels au sein du clergé, l'ermite Pierre Damien se fait déjà lanceur d'alerte. Au milieu du XIe siècle, il écrit au pape Léon IX pour dénoncer, dans un rapport détaillé, les dérives des moeurs dans l'Eglise, singulièrement chez les évêques, moines, prêtres, diacres censés incarner l'institution et donner l'exemple. Pour encore plus de clarté il intitule ce réquisitoire Gomorrhe, le pendant de Sodome dans la Bible. Mais son brûlot est ignoré, puis interdit et ne circulera plus que sous le manteau.
    C'est ce texte, à la fois intransigeant et prophétique mais d'une surprenante actualité, qu'exhume pour la première fois, avec science, Jean-François Cottier.
    Un texte sidérant, venu du Moyen Âge mais conduit à la manière d'un breaking news contemporain.

  • «La Consolation» a été composée dans sa prison par un condamné à mort. L'admiration que cette oeuvre latine du VIe siècle a suscitée sans interruption depuis ne doit pourtant rien, ou peu de chose, aux circonstances vraiment tragiques de sa composition. C'est un chef-d'oeuvre à la fois de la littérature et de la pensée européennes ; il se suffit ; il resterait tel, même si nous ignorions tout de celui qui l'a conçu entre deux séances de torture, dans l'attente de son exécution. Mais puisque ce chef-d'oeuvre n'est pas anonyme, il ne perd rien non plus à être replacé dans ses circonstances : il devient aussi le témoignage de la grandeur à laquelle un homme peut s'élever par la pensée, face à la tyrannie et à la mort. (Marc Fumaroli)

  • Pour Augustin, comme pour Cicéron ou Sénèque, l'homme était d'abord un malade qui doit chercher un remède à ses souffrances, dans la sagesse ou la soumission à la grâce divine. Pétrarque soutient, lui, une autre conception, celle d'un poète pour qui la souffrance elle-même peut être une source de joie : « Mille plaisirs ne valent pas une douleur. » Comme l'amour de Laure, la douleur fait partie de l'expérience intérieure de Pétrarque qui en proclame la légitimité et la valeur. « Je ne peux freiner mon désir, finit-il par répondre aux objurgations du saint. » «Mon secret» n'est pas seulement la clé du «Canzoniere» et un classique de l'anthropologie de la Renaissance, c'est aussi un des plus beaux textes jamais consacrés à l'amour, à la douleur et à la poésie.

  • «Pour la première fois depuis sept siècles, et à vrai dire pour la première fois dans le monde, l'oeuvre entière de Dante, prose et vers, écrits latins comme écrits italiens, est présentée en un seul volume : constamment comparée à elle-même, et expliquée de page en page sans en manquer une seule. Et parfois le traducteur, dans sa longue étude, a été amené à renouveler l'interprétation de la pensée de Dante, voire à proposer des leçons nouvelles, peut-être hardies, mais toujours consciencieuses et curieuses, là où la lettre est altérée par la tradition, et difforme ou absurde. La connaissance des sources classiques, bibliques, françaises ou provençales, qui alimentent l'inspiration du grand Florentin, semblera sans douté élargie et éclairée au terme de cette lecture, pour les spécialistes eux-mêmes, bien que le livre s'adresse avant tout au grand public. Pour la foule des «honnêtes gens», le traducteur a cherché sans cesse, dans la présentation de La Comédie ou des Rimes, et même des Églogues latines, à donner au lecteur de chez nous une impression de poésie comparable à celle que peut éprouver un lecteur italien d'aujourd'hui. Aux étudiants, aux spécialistes de l'Histoire - histoire politique, histoire des moeurs et des arts, histoire des langues romanes, de la philosophie antique ou médiévale, de la théologie parfois, ce livre apportera une nourriture captivante pour l'esprit.» Bulletin Gallimard, 1965.

  • «Le Singe pèlerin» est l'un des plus importants textes de la Chine ancienne. Il raconte une invraisemblable randonnée, celle qu'un moine chinois, Hiuan Tsang, accomplit au début du VIIe siècle en partant pour l'Inde chercher les écritures du bouddhisme. Wou Tch'eng-en reprit à son compte le cycle de légendes qui fleurirent autour du pélerinage de Hiun Tsang, appelé Tripitaka dans ce roman. Il y a dans son récit un mélange unique de beauté et d'absurde, de profondeur et de sottise. Le folklore, l'allégorie, la religion, l'histoire, la satire contre la bureaucratie, la poésie, tout s'y rencontre.

  • Au bord de l'eau est une des oeuvres les plus connues du patrimoine chinois. Il s'agit d'un de ces romans à épisodes de cette littérature ancienne qui s'est formée en marge de la littérature classique.
    La trame du livre est simple : on introduit d'abord les héros (d'une folle variété, et dont certains demeurent jusqu'à nos jours des types connus de tous), jusqu'à leur progressif rassemblement et jusqu'à la formation de la société idéale des frères jurés du Liang-shan, où ont lieu de truculentes aventures ; puis les braves se mettent au service de l'empereur et, au cours des guerres contre les rebelles, disparaissent l'un après l'autre. Tel est le fil conducteur ; mais les épisodes et les intrigues, d'une merveilleuse invention et d'une charmante diversité, ne cessent de créer de nouveaux rameaux d'histoires ; au fil des péripéties accumulées, des aventures qui, de méandre en méandre, se recroisent et s'amplifient, selon la subtile fantaisie de l'auteur chinois, surgissent une multitude de personnages divers qui composent une fresque haute en couleurs, débordante de vie, de la Chine du Moyen Âge.

  • Peu de légendes ont marqué l'imaginaire amoureux de notre civilisation aussi fortement que celle de Tristan et Iseut. Ce volume réunit les romans et les récits en vers français qui en constituent, au XIIe siècle, les monuments les plus anciens : les romans de Béroul et de Thomas, la Folie Tristan, le lai du Chèvrefeuille et celui du Donnei des Amants (ou « Tristan rossignol »). On y a joint, traduite pour la première fois en français, la saga norroise du XII.

  • Première partie : Naissance d'une langue, genèse d'une littérature.
    1 - Les conditions d'une genèse.
    2 - Les premiers textes.
    3 - En marge deslettres françaises, les formes du savoir et la parole de Dieu Deuxième partie : L'épanouissement.
    4 - Les chansons de geste.
    5 - Troubadours et trouvères.
    6 - Le roman Troisième partie : La constitution d'une littérature.
    7 - Naissance de la prose, roman et chronique.
    8 - La dramatisation et le rire.
    9 - L'allégorie.
    10 - Destin des lettres d'oc.

    Quatrième partie : La fin du Moyen Âge.
    11 - La poésie au XIVe et au XVe siècles.
    12 - Les formes de la réflexion, témoigner, juger, savoir.
    /> 13 - Les formes de la représentation.
    En guise de conclusion.
    - Bibliographie.
    - Chronologie.
    - Index.

  • Alors que les chroniques médiévales de Joinville ou Commynes sont depuis longtemps connues des universitaires français et d'un public plus large, force est de constater que leurs cousines catalanes sont encore totalement ignorées en France. Le Moyen Âge catalan nous a pourtant légué, lui aussi, des oeuvres fondamentales, considérées au-delà des Pyrénées comme les piliers d'une littérature encore naissante, élaborés en un siècle, entre le troisième quart du XIIIe siècle et le troisième quart du XIVe, comme c'est le cas du Livre des Faits du roi Jaume. Nous en présentons ici la traduction française.
    Agnès et Robert Vinas.

    On dit parfois que l'autobiographie naît avec Jean-Jacques Rousseau. En voici une qui remonte au XIIIe siècle. On croit parfois qu'un roi se soucie peu d'être écrivain. L'auteur de cette autobiographie est un roi, et quel roi ! Jaume Ier d'Aragon, à la vie tumultueuse, guerrière et audacieuse, conquérant de Majorque, conquérant de Valence : Jaume le Conquérant.
    Michel Zink de l'Académie française.

  • Le banquet

    Dante Alighieri

    • Seuil
    • 5 Septembre 2019

    Composé peu avant et pendant la rédaction de sa Divine Comédie, Le Banquet est la troisième grande oeuvre que Dante (1265-1321) rédigea en italien, parallèlement à ses discours en latin. Le festin auquel il convie ses lecteurs est en réalité un manuel de sagesse et de réflexion, où l'on retrouve à la fois son art poétique, sa conception de l'amour et son cheminement spirituel, nourris de lectures antiques (Platon, Aristote, Boèce, Cicéron) et théologiques (la patristique, la scolastique et l'école arabo-andalouse). Admirablement moderne par sa structure, fondé sur un commentaire allégorique de trois chansons d'amour, cet essai révèle la dimension philosophique du plus grand visionnaire de la poésie occidentale.

    « Si l'oeuvre présente, qui est intitulée Le Banquet selon mes voeux, contenait une matière plus élaborée que la Vita Nuova, je ne veux nullement déprécier la précédente, mais au contraire en augmenter la valeur par la présente. En constatant que si la première était fervente et passionnée, il convient que cette seconde soit tempérée et mûrie. Car il convient de parler et d'oeuvrer autrement à un âge qu'à un autre. (...) Je prie mes convives, si Le Banquet n'était pas digne de son annonce, de ne pas l'imputer à ma volonté, mais à mes limites. Mon désir d'un partage parfait et généreux devra ici apparaître. »

  • XIe siècle, à Séville. Rodrigue et Chimène se préparent à célébrer leur mariage lorsqu'une dispute survient entre leurs familles, Pour venger son père, Rodrigue doit tuer celui de Chimène. Comment conserver son honneur et son amour ? Les jeunes héros y parviendront-ils sans trahir leurs propres valeurs ?

  • L'OEUVRE INTEGRALE ANNOTEE : Un Amérindien du Canada débarque à Saint-Malo en 1689. Regardé comme un « bon sauvage », les Bas-Bretons cherchent à le civiliser et le convertissent au catholicisme, tandis que le jeune Huron n'a qu'une pensée : épouser mademoiselle de Saint-Yves. Mais la religion interdit cette alliance avec celle qui est désormais sa marraine. De mésaventures en éclats naïfs, l'Ingénu - étymologiquement « l'homme libre » - est emprisonné à la Bastille.

    DOSSIER THEMATIQUE : L'ENGAGEMENT par Sylvie Servoise - Histoire de l'oeuvre, biographie de l'auteur - L'Ingénu, un « conte philosophique » - La religion en question - Nature et culture : le Huron est-il un « bon sauvage » ? - Engagement et récit(s) d'apprentissage(s) - L'oeuvre engagée, une oeuvre de circonstance ?

    PROLONGEMENTS INTERDISCIPLINAIRES :
    - Histoire - Philosophie - Histoire des arts.

    Vocabulaire, exercices, groupements de textes et lecture d'images autour de l'oeuvre .

  • Le roman de renart t.1

    Anonyme

    Personne ne peut damer le pion à Renart, Renart dore la pilule à tout le monde, Renart enjôle, Renart cajole, Renart n'est pas un modèle à suivre.
    Personne, fût-il son ami, ne le quitte indemne.
    Renart est plein de sagesse et d'habileté, et aussi de discrétion.
    Mais en ce bas monde personne n'est assez sage pour être à l'abri d'une folie.
    Ce volume contient :
    Branches I, la et Ib : Le Jugement de Renart. Le Siège de Maupertuis. Renart teinturier. Renart jongleur.
    Branche II : Renart et Chantecler le Coq. Renart et la Mésange. Renart et Tibert le Chat. Renart et Tiécelin le Corbeau. Renart et la Louve.
    Branche III : Renart et les anguilles. La tonsure d'Isengrin. La pêche à la queue.
    Branche IV : Renart et Isengrin dans le puits.
    Branches V et Va : Renart, Isengrin et le jambon. Renart et le grillon. Les plaintes d'Isengrin et de Brun.
    Branche VI : Le Duel de Renart et d'Isengrin.

  • Phèdre aime Hippolyte, amoureux d'Aricie. Mais Phèdre est aussi l'épouse de Thésée, le père d'Hippolyte. Une tragédie qui fait apparaître la passion comme un sentiment fatal et destructeur. Avec un dossier thématique.

  • Écrit au tournant des XIVe-XVe siècles par un auteur dont l'identité demeure incertaine, Les Quinze Joies du mariage - qui se lisent comme un seul récit ou quinze histoires courtes - forment une savoureuse satire de la guerre des sexes. À la première place : la femme. C'est elle qui mène la danse, faisant de cette comédie de moeurs un témoignage exceptionnel sur la vie de couple, le désir féminin et la société du Moyen Âge.
    Dans ce recueil de nouvelles - l'un des premiers en langue française -, la parole prime. Dialogues piquants, mots à double-entente, commentaires satiriques : l'ironie et l'ambiguïté du propos font des Quinze Joies du mariage une oeuvre singulière, dont on ne peut dégager aucune morale ni aucun sens univoque. La traduction, présentée en regard du texte original, restitue la saveur du lexique, la subtilité de la polysémie, la force de la syntaxe. Rendant vive la langue médiévale, elle permet de saisir l'incroyable modernité de ce texte jubilatoire.

  • « La Quête du Graal est une oeuvre de littérature spirituelle, dont tous les détails «signifient» et servent à la transmission d'un certain message. Mais ce roman est en même temps un authentique chef-d'oeuvre littéraire, l'un des plus beaux de tout le Moyen Âge. Il n'a rien d'une prédication ou d'un récit seulement édifiant ; les sermons mêmes des ermites qui périodiquement instruisent les héros et leur expliquent leurs songes ou leurs aventures ne rompent pas la trame de l'invention romanesque. Ce développement des symboles est nécessaire à une oeuvre dont toute l'imagination est orientée vers une intelligence de signes cachés dans les événements, les rencontres et les rêves. »

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