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  • Vieux & méchants

    Michèle Sully

    Les grands-mères tout en sucre, douceur et patience... Les vieux messieurs charmants et affables... Très peu pour Michèle Sully qui livre ici un recueil de dialogues et saynètes entre seniors grinçants mordants, parfois délicieusement cruels et politiquement incorrects. La mort et le corps, la famille et l'argent, le couple et la solitude, les lubies de la société contemporaine et autres modes : l'auteur aborde ces thèmes avec un sens de la repartie piquant, qui fait toujours mouche ! Sur YouTube, filmées par Daniel, retrouvez les vidéos des sketchs de Vieux & méchants où, dans l'autodérision, les personnages d'Aglaé, Émilie, Félicie, Georgette, Germaine, Henriette, Léon, Lucien échangent des propos à l'humour grinçant.

  • « Revenue saine et sauve du Salon du livre de Genève, mon capital confiance était en revanche au plus bas, et mon moral dans les chaussettes. Oui, j'avais l'assurance à découvert, le culot dans l'eau et l'aplomb plombé. Ma plume était mouillée, ma mine brouillée et mon stylet pas beau. J'avais le mal de l'amertume, la nausée du raté, et des renvois de fiel. N'étais-je donc qu'un simple écrivaillon, qu'un gratte-papier démangé par le manque de reconnaissance, qu'une pigiste pathétique, qu'un scribe vulgaire embourbé dans sa propre mégalomanie ? Devrais-je plutôt tailler des plumes et conter fleurette ? La bile à l'air et la larme à l'oeil, je me faisais un sang d'encre quant à mon avenir en tant que chroniqueuse littéraire. » Chroniqueuse littéraire au « Book Tribune » depuis cinq ans, celle que ses collègues surnomment Biquette désire partager avec ses lecteurs les aléas de son quotidien dans la joie et la bonne humeur. Sous ce pseudonyme qui lui permet de déjouer la censure ou de faire de la résistance, Julie Wagen nous propose des textes charmants, truffés de traits d'esprit et de références en tout genre. Un plume agréable, légère, pleine de vivacité et d'espièglerie.

  • Comment le Tome deux des Mémoires de Napoléon se retrouva-t-il pendu à l´encan, perforé par un clou, effeuillé à tous vents, au-dessus d´un lieu d´aisance qui n´avait rien du trône impérial ? Trou noir que l´Histoire de France n´éclairera sans doute jamais de ses lumières positivistes. Et mystère encore plus insondable, comment seules les pages 97 à 116 eurent-elles à essuyer l´outrage le plus dégradant, sans entraîner la solidarité de leurs compagnes dans cet abject sort ? Besoin pressant mais peu persévérant ? Entreprise de velléitaire à la mémoire courte ? Égarement d´analphabète vite découragé par la sécheresse de certains chapitres ? Sagesse du canular qui sait bien que les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures ? Repentir d´un intestin à la morale délicate ? Telle est l´enquête qui se propose de ne négliger aucun suspect et de démasquer le coupable qui avait certainement de très bonnes raisons pour commettre l´impensable.

  • L'oeuf d'Einstein

    Romain Puértolas

    Lors d'un banquet, Christophe Colomb aurait proposé à ses illustres convives un étonnant défi : faire tenir un oeuf dur debout dans sa coquille. N'ayant pour réponse que le silence, le navigateur aurait alors tout simplement écrasé la base de son oeuf sur la table en s'écriant : "Il suffisait d'y penser !". Cinq cents ans après, Urbain Parcoeur, jeune journaliste stagiaire franchouillard exilé aux États-Unis, et ayant pleinement intégré les coutumes des lieux, s'apprête à faire la plus grande découverte scientifique de son siècle : l'univers est un gigantesque oeuf dont il suffit d'écraser la base pour créer un passage spatio-temporel vers le passé. Cela tombe bien, car sa petite vie, insignifiante jusque-là, vient d'être frappée, un peu en avance, par les signes avant-coureurs de la fin du monde annoncée par les Mayas et le décès d'un être cher. Fort de ses 195 kilos et de sa compréhension des théories d'Einstein, écraser l'univers ne devrait pas supposer de gros problème pour lui. Il suffisait d'y penser ! Il y avait un loufoque avant "L'OEuf d'Einstein". Il y aura un loufoque après car, dans ce roman, Romain Puértolas s'emploie à outrepasser, voire pulvériser les frontières du concevable par l'esprit d'un trentenaire complètement déconnecté du monde et s'enfonçant dans un délire désopilant et sans limites. Baroque, ébouriffant, tordant, mordant, un roman à la sauce frangliche qui pose un regard décapant sur un personnage navigant sur les eaux turbulentes de la berlue. (Inclus dans cet ouvrage : construisez vous-même votre mini-machine à remonter dans le temps à partir des composants électroniques de vos appareils électroménagers, piles non comprises !)

  • Depuis Courbet et Einstein, on connait presque tout sur l'origine du Monde et sur celle de l'Univers. Mais que sait-on sur l'origine de l'Humanité?
    Comment les grands singes ont-ils évolué du stade de primates arboricoles quadrumanes à celui de bipèdes habiles et pensants dont l'aboutissement est l'Homo Erectus?
    Y a-t-il eu continuité ou rupture entre les singes et l'homme? Pouvons-nous parler de raison, de culture, de politique, de morale ou d'économie chez nos ancêtres simiens?
    Au-delà, ou parallèlement aux théories des paléontologistes et des paléoanthropologues, et aux doctrines des plus éminents anthropologues, ce texte nous l'explicite et nous le dévoile entre les lignes...
    Tout commence il y a environ deux millions d'années, dans une sylve primaire d'Afrique de l'est où vit la tribu des Hohms, une horde primitive à peine différente des autres que rien ne prédispose à sortir de l'anonymat.
    À cause d'une malencontreuse glissade sur une peau de banane, cette tribu, conduite par Louis Habil Hérigé, va changer irrévocablement de destinée et être propulsée au premier rang des espèces dominantes.
    La fantastique épopée de ce groupe social originel, contée par le fils du chef, nous dévoile les grandes interrogations existentielles, métaphysiques, philosophiques, religieuses, culturelles, artistiques, technologiques et sociales qui ont traversé la conscience humaine, dès son commencement.
    Ce récit mythique et flamboyant, L'Authentique et Indubitable Histoire des Hohms, est bourré de références et d'une drôlerie sans égale... Il nous laisse entrevoir les prémisses d'une humanité balbutiante qui porte en elle l'embryon d'un monde contemporain dont le cynisme absolu le dispute, le plus souvent, à la violence aveugle, et au sein duquel, malgré les "avancées spectaculaires" du "progrès", perdurent des traces indélébiles de bestialité.

  • "Oyez, oyez, bonnes gens, Petit Nerveux est de retour! Il l'a fait savoir à sons de trompe et les tambours de guerre ont retenti! Il a mis ses talonnettes d'argent, son habit made in USA et sa toge qatari. Ainsi vêtu des oripeaux de la honte, il fend les hautes herbes mais soudain, il est pris en chasse par Lucifer et s'enfuit lâchement pour se réfugier chez sa divine muette dont la voix le ravit! Le reverrons-nous demain? Qui peut le dire? Les moulins de Don Quichotte tournent dans sa tête et il ne sait plus vraiment qui il est! Un seul objectif luit à son horizon: l'or des contrées lointaines car c'est la seule chose qu'il aime en ce monde, jouer avec les pièces d'un trésor qu'il souhaite de plus en plus gros, uniquement pour assouvir ses seuls désirs!".

    Tandis qu'une galerie de personnages aussi hauts en couleur qu'étrangement familiers se livrent la guerre pour se frayer la place jusqu'au château royal, le pays se voit déstabiliser par une vague de menaces et d'attaques... L'auteur orchestre avec humour et irrévérence un kaléidoscope d'époques, de genres et de références pour livrer une satire politique aussi délicieuse que féroce qui nous invite à revisiter une certaine Hollandie.

  • « C'est en connaissance de cause qu'il avait décidé de devenir herbe folle au pays de la mauvaise herbe. Car, pendant des années, il avait lui aussi cassé des cailloux. C'était au Ministère de la Sainte Besogne. Enfin, peu importe le nom, l'enseigne, l'activité, le patron : l'individu salarié passe toujours son temps à casser des cailloux. Ce peut être des cailloux noirs, comme le charbon des mineurs, des cailloux blancs, comme les dossiers des bureaucrates, des cailloux gris, comme ceux des financiers ou des comptables. Mais quoi qu'il en soit, dans tous les cas on se salit. Le destin du salarié, c'est de se salir. Travailler pour le plaisir est une providence, travailler pour de l'argent est une prostitution ».
    Dans un univers industriel et bureaucratique, à la fois totalitaire et burlesque, la folie du pouvoir est partout, de même que la servitude volontaire des sujets : asservis comme des bêtes de somme, travaillant dans des bureaux ou des usines, ils sont des casseurs de cailloux au destin brisé. Un événement imprévu va bouleverser l'harmonie de ce régime soumis aux ordres d'un mystérieux empereur : un scandale idiot éclate au c?ur de l'État et provoque une longue enquête débouchant sur une parodie de procès... Une révolution est-elle seulement possible ? Au-delà de cette dimension politique et sociale, l'intrigue loufoque et les aventures rocambolesques des personnages font apparaître la vie humaine comme une farce tragique où l'homme est un animal qui a peur de la liberté. Avec ce mélange délirant de Kafka et des Shadocks, Pascal Débrégeas joue la carte de l'absurde pour dresser un constat désespérément édifiant mais furieusement jouissif : un vrai régal !

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