• En 1789 débarque à Paris le violoniste prodige George Bridgetower, neuf ans, accompagné de son père qui le rêve en Mozart. Fils d'un Nègre de la Barbade et d'une Polonaise, élève de Haydn, le garçon démarre une carrière qui se poursuivra bientôt en Angleterre et l'amènera à devenir ami avec Beethoven qui lui écrira une de ses plus belles sonates. Un roman avec pour toile de fond la condition des Noirs qui mêle aux bouleversements politiques et sociaux suscités par les idées des Lumières ceux du monde de la musique et des sciences.

  • Ce matin, quand Méréana se réveille, elle sait que la journée qui l'attend ne sera pas comme les autres. Elles sont une quinzaine à casser des blocs de pierre dans une carrière au bord d'un fleuve africain. Elles viennent d'apprendre que la construction d'un aéroport a fait considérablement augmenter le prix du gravier, et elles ont décidé ensemble que le sac qu'elles cèdent aux intermédiaires coûterait désormais plus cher, et que Méréana serait leur porte-parole dans cette négociation.
    L'enjeu de ce qui devient rapidement une lutte n'est pas seulement l'argent et sa faculté de transformer les rêves en projets - recommencer des études, ouvrir un commerce, prendre soin de sa famille. Malgré des vies marquées par la pauvreté, la guerre, les violences sexuelles et domestiques, l'oppression au travail et dans la famille, les "casseuses de cailloux" découvrent la force collective et retrouvent l'espoir. Cette journée ne sera pas comme les autres, c'est sûr, et les suivantes pourraient bien bouleverser leur existence à toutes, à défaut de changer le monde.
    Par sa description décapante des rapports de pouvoir dans une Afrique contemporaine dénuée de tout exotisme, Photo de groupe au bord du fleuve s'inscrit dans la plus belle tradition du roman social et humaniste, l'humour en plus.

  • Dans le Congo contemporain, un jeune de seize ans armé et violent laisse libre cours à la bête sauvage qui l'habite. Emmanuel Dongala met en scène une Afrique ravagée par les guerres, des enfants privés d'innocence et un peuple qui tente de survivre et de résister à la déchéance d'humanité. Enfin la réédition de ce livre épuisé, porté à l'écran en 2008 par Jean-Stéphane Sauvaire sous le titre Johnny Mad Dog.

  • Durant la première moitié du XXe siècle, une véritable saga au coeur de la colonisation sur les traces d'un héros en révolte, Mandala Mankunku.

  • Matapari le dit, il n'aurait même pas dû naître.
    C'est que, dernier né de triplés, il ne quitta le ventre de sa mère que deux jours après ses frères, peut-être par discrétion, ou par prudence. De cette naissance, il conçut un don de curiosité insatiable pour le monde. Et ce qu'il voyait autour de lui, avec les yeux de l'innocence, était parfois étrange, comme ces menées de tonton Boula Boula avec la femme du vieux Bidié ou, autre flirt du même, avec les hautes sphères politiques du pays.
    Par cet oncle donc, cet enfant faux naïf pointe les vicissitudes d'une Afrique otage de ses dirigeants post- coloniaux reclus dans la citadelle de leur Parti Unique. Un roman grinçant et plein d'humour, sur une réalité africaine encore largement actuelle, sorte de "Candide au Congo".

  • N'en déplaise à l'ingrate postérité, la célèbre Sonate à Kreutzer n'a pas été composée pour le violoniste Rodolphe Kreutzer, qui d'ailleurs ne l'a jamais interprétée, mais pour un jeune musicien tombé dans l'oubli.

    Histoire vraie et merveilleuse de ce violoniste de 9 ans à la fin du XVIIIème siècle. George Bridgetower est un petit prodige, élève de Haydn, fils d'une polonaise et d'un père noir de la Barbade. Ce dernier, se faisant passer pour un prince d'Abyssinie arrive dans la France de 1789 avec l'ambition de produire son fils et, par lui, de conquérir gloire et fortune. La révolution les obligera à s'enfuir en Angleterre où, après avoir connu la misère George deviendra l'ami du prince de Galles...

    /> De Paris à Londres, puis Vienne, ce roman d'apprentissage aussi vivant qu'érudit confronte aux bouleversements politiques et sociaux - notamment la mise en cause de l'esclavage aux colonies et l'évolution de la condition des Noirs en Europe - les transformations majeures que vit le monde des idées, de la musique et des sciences, pour éclairer les paradoxes et les accomplissements du Siècle des lumières.

  • Emmanuel dongala a dix-sept ans en 1958, quand le congo devient une république indépendante.
    Dans huit longues nouvelles au rythme balancé et à l'humour corrosif, il fait revivre la révolution rouge de brazzaville, qu'il considère avec un profond pessimisme, et promène son blues dans les boîtes de jazz de new york , oú il se repaît des sonorités inspirées de john coltrane.
    Sous la naïveté burlesque des sujets, tels ces extraterrestres prenant possession de la planète et que seul l'enivrant vin de palme peut adoucir, nous sont livrées quelques-unes des plus belles pages sur la défaite du rêve des jeunes états africains, évoquée comme en écho par la tragédie d'un saxophoniste de génie en quête de l'absolu.
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  • N'en déplaise à l'ingrate postérité, la célèbre Sonate à Kreutzer n'a pas été composée pour le violoniste Rodolphe Kreutzer, qui d'ailleurs ne l'a jamais interprétée, mais pour un jeune musicien tombé dans l'oubli.

    Histoire vraie et merveilleuse de ce violoniste de 9 ans à la fin du XVIIIème siècle. George Bridgetower est un petit prodige, élève de Haydn, fils d'une polonaise et d'un père noir de la Barbade. Ce dernier, se faisant passer pour un prince d'Abyssinie arrive dans la France de 1789 avec l'ambition de produire son fils et, par lui, de conquérir gloire et fortune. La révolution les obligera à s'enfuir en Angleterre où, après avoir connu la misère George deviendra l'ami du prince de Galles...

    /> De Paris à Londres, puis Vienne, ce roman d'apprentissage aussi vivant qu'érudit confronte aux bouleversements politiques et sociaux - notamment la mise en cause de l'esclavage aux colonies et l'évolution de la condition des Noirs en Europe - les transformations majeures que vit le monde des idées, de la musique et des sciences, pour éclairer les paradoxes et les accomplissements du Siècle des lumières.

  • Congo, en ce moment même. Johnny, seize ans, vêtu de son treillis et de son tee-shirt incrusté de bris de verre, armé jusqu'aux dents, habité par le chien méchant qu'il veut devenir, vole, viole, pille et abat tout ce qui croise sa route. Laokolé, seize ans, poussant sa mère aux jambes fracturées dans une brouette branlante, tâchant de s'inventer l'avenir radieux que sa scolarité brillante lui promettait, fuit sa ville livrée aux milices d'enfants soldats. Sous les fenêtres des ambassades, des ONG, du Haut-Comissariat pour les réfugiés, et sous les yeux des télévisions occidentales, des adolescents abreuvés d'imageries hollywoodiennes et d'informations mensongères jouent à la guerre : les milices combattent des ennemis baptisés "Tchétchènes ", les chefs de guerre, très à cheval sur leurs codes d'honneur, se font appeler "Rambo" ou " Giap " et s'entretuent pour un poste de radio, une corbeille de fruits ou une parole de travers. Dans ce roman qui met en scène des adolescents à l'enfance abrégée, Dongala montre avec force comment, dans une Afrique ravagée par des guerres absurdes, un peuple tente malgré tout de survivre et de sauvegarder sa part d'humanité. De père congolais et de mère centrafricaine, il enseigne la littérature africaine et la chimie aux États-Unis.

  • Premier roman d'emmanuel dongala, premier roman d'emmanuel dongala, un fusil dans la main, un poème dans la poche est le récit des indépendances de l'afrique, à travers le personnage de mayéla dia mayéla.
    De la lutte intellectuelle puis armée dans les maquis d'afrique australe, jusqu'au sommet du pouvoir, mayéla incarne oh combien ce rêve porté par les fanon, cabral et lumumba. ce rêve aura été celui d'un continent libéré du colonialisme mais qui, en réalité, n'aura fait que changer de maître, remplaçant le colon blanc par le despote noir.
    Un roman magnifique, emblème d'une génération perdue.

  • Avec sa verve satirique, Emmanuel B. Dongala brosse ici un tableau tragiquement burlesque des nouveaux Etats africains en proie à l'indépendance.La nouvelle qui donne son titre au recueil, Jazz et vin de palme, nous fait pénétrer dans le royaume de la politique-fiction et prélude à l'évocation hallucinante de New York et à la rencontre du romancier avec le saxophoniste John Coltrane.Ce musicien, en quête désespérée d'absolu, offre l'occasion à E.B.Dongala d'écrire quelques-unes de ses plus belles pages.

  • Matapari le dit, il n'aurait même pas dû naître.
    C'est que, dernier né de triplés, il ne quitta le ventre de sa mère que deux jours après ses frères, peut-être par discrétion, ou par prudence. de cette naissance, il conçut un don de curiosité insatiable pour le monde. et ce qu'il voyait autour de lui, avec les yeux de l'innocence, était parfois étrange, comme ces menées de tonton boula boula avec la femme du vieux bidié ou - autre flirt du même - avec les hautes sphères politiques du pays.
    Par cet oncle donc, cet enfant faux naïf pointe les vicissitudes d'une afrique otage de ses dirigeants post-coloniaux reclus dans la citadelle de leur parti unique. un roman grinçant et plein d'humour, sur une réalité africaine encore largement actuelle, sorte de " candide au congo ".

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