alain rey

  • 300 000 MOTS ET SENS ;
    150 000 SYNONYMES ET CONTRAIRES ;
    35 000 CITATIONS ;
    75 000 ÉTYMOLOGIES ;

    Une description inégalée de la langue française :
    La langue d'aujourd'hui : les mots nouveaux et les emplois les plus récents, l'orthographe et ses dernières évolutions.
    L'usage de chaque mot : son orthographe, sa prononciation, ses différentes signifi cations illustrées de nombreux exemples, les expressions et les locutions où il figure.
    L'étymologie : l'histoire du mot, avec sa date d'apparition, son origine et le cheminement de ses sens.
    Au fil des mots et des textes :
    Les synonymes et les contraires, pour passer d'une idée à l'autre, du connu à l'inconnu.
    Les citations des grandes oeuvres de la littérature, des auteurs classiques ou contemporains, ainsi que des phrases célèbres, des répliques de fi lms et des paroles de chansons.
    La francophonie, de l'Europe aux îles du Pacifi que, en passant par l'Amérique du Nord et les Antilles.

  • 150 drôles d'expressions

    Alain Rey

    Jouer avec les mots pour qu'ils ne se jouent pas de nous. Éclairer les obscurités, lever les couvercles qui font de nos expressions favorites des trésors cachés.

    Voilà ce qu'une équipe d'amoureux du langage, animée par Alain Rey, a imaginé pour nous permettre d'« en connaître un rayon » et faire que nous cessions d'« être dans le coaltar ».
    Quand on se lève « dès potron-minet », on peut reconnaître le minet, mais certes pas le potron.
    Si les choses se produisent « au fur et à mesure », qu'es aco, ce « fur » ?

    La langue française est une richesse, mais c'est aussi une boîte à malice. Déjouer cette malice, ce n'est pas trahir notre langage, c'est l'enrichir, et c'est nous faire plaisir.
    150 fois plaisir, par les temps qui courent, ce n'est déjà pas si mal !

    Racontées par Alain Rey, Linguiste et lexicographe reconnu, Alain Rey est l'auteur de nombreux ouvrages sur la langue française et l'un des principaux créateurs des dictionnaires Le Robert.

    Avec la participation de Stéphane De Groodt, Comédien de renom, ce natif de Bruxelles est également un funambule des mots connu notamment pour ses chroniques sur Canal+ qui ont donné naissance à ses célèbres Voyages en absurdie (Plon).

  • Jouer avec les mots pour qu'ils ne se jouent pas de nous. Éclairer les obscurités, lever les couvercles qui font de nos expressions favorites des trésors cachés.



    Voilà ce qu'une équipe d'amoureux du langage, animée par Alain Rey, a imaginé pour nous permettre d'« en connaître un rayon » et faire que nous cessions de « ne pas être dans notre assiette ». Quand on se lève « dès potron-minet », on peut reconnaître le minet, mais certes pas le potron. Si les choses se produisent « au fur et à mesure », qu'es aco, ce « fur » ?



    La langue française est une richesse, mais c'est aussi une boîte à malice. Déjouer cette malice, ce n'est pas trahir notre langage, c'est l'enrichir, et c'est nous faire plaisir. 200 fois plaisir, par les temps qui courent, ce n'est déjà pas si mal.


    Et quand quelques-unes de ces expressions sont pimentées par Stéphane De Groodt, virtuose de jeu de mots, c'est encore plus savoureux !



    Racontées par Alain Rey.
    Linguiste et lexicographe reconnu, Alain Rey est l'auteur de nombreux ouvrages de la langue française et l'un des principaux créateurs des dictionnaires Le Robert.



    Avec la participation de Stéphane De Groodt.
    Comédien de renom, ce natif de Bruxelles est également un funambule des mots connu notamment pour ses chroniques sur Canal+ qui ont donné naissance à ses célèbres Voyages en absurdie (Plon).

  • Être aux anges, voir la vie en rose, avoir le coeur gros, être de mauvais poil, s'ennuyer comme un rat mort, avoir la chair de poule....
    La langue française regorge d'expressions pour parler de nos émotions. Les voici racontées aux enfants par Alain Rey et illustrées avec humour et tendresse par Roland Garrigue.
    Un album ludique, riche en couleurs et en émotions, pour permettre aux enfants d'exprimer ce qu'ils ressentent et qui séduira à la fois les parents, les enfants et les enseignants d'école.

  • Un voyage inédit aux sources du langage et de la peinture.
    Dans ce livre unique, Alain Rey et Fabienne Verdier partent à la découverte des sources de leur inspiration langagière et picturale. Les forces telluriques, la musique, le chant de la terre, le cosmos... À deux voix, ils dessinent les contours des formes sensibles du monde : une « polyphonie » littéraire et artistique, illustrée des tableaux, des films, des Carnets et des photographies de l'artiste à l'oeuvre dans son atelier.

  • Les mots arabes en français sont souvent surprenants, inattendus, comme la houle de l'océan, le chi re des calculs, l'élixir et l'ambre, et, dans la vie commerciale, le magasin ou la douane. Le confort n'est pas absent ; non seulement le divan et le sofa sont « arabes », mais aussi le matelas. Que les mots « babouche » et « fez » soient orientaux, on ne s'en étonne guère ; mais le « châle », le « gilet », la « jupe » ? Et la coupole, le masque et la mascarade ?
    Le Voyage des Mots de l'Orient arabe et persan vers la langue française, souvent par l'Italie et l'Espagne, est évoqué ici précisément, mais aussi poétiquement, et artistiquement.
    Car l'écriture arabe, avec ses « arabesques », est un lieu de beauté et de plaisir, en admirables calligraphies décoratives.
    Ce livre de belles images, celles des mots, à la fois graphiques, mentales et colorées, celles des idées, sont aussi des « arabesques » tracées par l'esprit, qui conduit la main.

  • Cette édition correspond à la rencontre heureuse entre le linguiste lexicographe érudit, Alain Rey, et ces « manières de dire » anonymes, courtes, humbles, proposées comme vérités et faciles à retenir que sont les proverbes.

    Elle remet à l'honneur ces formes littéraires efficaces qui viennent à point nommé rythmer notre quotidien comme « Jeu de main, jeu de vilain » ou « On a souvent besoin d'un plus petit que soi », et rend vivantes certaines d'entre elles qui nous paraissent désuètes ou demeurent inusitées comme « Le miel est doux mais l'abeille pique » - qui trouve son équivalent dans la formule « Il n'y a pas de roses sans épines. » Elle nous permet de goûter au plaisir poétique, rhétorique, didactique, métaphorique, polysémique de chaque proverbe, sans oublier celui qui découle de l'humour et de l'ironie contenus dans la plupart d'entre eux.

    Elle nous offre une occasion inestimable de rire de nous-même à travers une centaine de dessins de Grandville - caricaturiste politique, dessinateur satirique, mais aussi visionnaire -, venant en résonance grossir les traits de notre condition « d'animal humain ».

    Elle nous permet enfin, « abondance de biens ne nuit pas », de savourer l'intelligence critique d'Alain Rey, son amour contagieux de la langue française, son humour bienveillant.

  • Placé sous le signe de la passion, voici enfin en poche les Mille ans de langue française, dirigé par Alain Rey. La langue française est au coeur de la vie quotidienne de ce grand amoureux de notre langue. Quoi de plus naturel alors pour lui qu'en raconter la lente et minutieuse évolution des origines à nos jours. Une entreprise ambitieuse réalisée avec le concours de deux chartistes et universitaires Frédéric Duval et Gilles Siouffi. Dans ce premier tome, les auteurs ont cherché à raconter les origines multiples de la langue française : ce sont les mots venus avec les peuples qui ont occupé le territoire, la politique, la société, les traditions, les haines, les religions, les animaux, les vêtements, la nourriture, etc. Cette histoire du sentiment de la langue française pour reprendre la formule qui a conduit de long en long l'élaboration de cet ouvrage est vaste et ample. Elle commence avant même la conquête romaine et se déploie localement : chaque village, chaquerégion a son langage, son « dialecte » qui conserve la trace de son passé. Les Mille Ans de langue française ordonne les grandes dates de cette histoire et met en scène quelques uns de nos grands écrivains dans leurs péripéties avec l'Académie française, gardienne de la langue s'il en est... L'histoire s'achève sur le national avec la Révolution qui va marquer un vrai tournant.

  • Placé sous le signe de la passion, voici enfin en poche les Mille ans de langue française dirigé par Alain Rey. La langue française est au coeur de la vie quotidienne de ce grand amoureux de notre langue. Quoi de plus naturel alors pour lui qu'en raconter la lente et minutieuse évolution des origines à nos jours. Une entreprise ambitieuse réalisée avec le concours de deux chartistes et universitaires Frédéric Duval et Gilles Siouffi. Dans ce second tome, les auteurs poursuivent le récit de la longue histoire du Français. Au XIXe siècle la langue évolue et se fixe après la Révolution. Les patois disparaissent peu à peu. En même temps, l'empire colonial poursuit son développement, les échanges qui s'intensifient avec l'Europe et le monde influent sur la langue en profondeur. On parlera au XXe siècle de la francophonie. La langue française évolue aussi de l'intérieur, offrant des syntaxes renouvelées qui reflètent l'évolution du pays, ainsi les écrivains contemporains bousculant la langue, empruntant aux registres les plus divers ; parfois, l'émergence de nouvelles industries ou de nouvelles technologies chahutent l'ordonnancement plus classique des mots à l'instar des « sms » si usités désormais... Le langage se nourrit de tout. A l'étranger, au Québec mais pas seulement car le français fut longtemps la langue officielle de nombreux pays africains ou européens, la langue prend des tournants que les auteurs racontent ici. Alain Rey, passionné par les mutations et les récurrences, a pris en charge tout particulièrement l'évolution du français au XXe siècle. Cette histoire du sentiment de la langue française pour reprendre la formule qui a conduit de long en long l'élaboration de cet ouvrage offre ainsi un panorama vaste, ample, et dynamique à l'image de la langue française telle que la voit Alain Rey : bel et bien vivante, comme il aime à le répéter !

  • Lassaâd Metoui, né dans l'oasis de Gabès en Tunisie, a été initié très tôt à la calligraphie arabe. Il est aujourd'hui un artiste majeur dans cette discipline. À la croisée des cultures, sa pratique témoigne de la quête d'une modernité plastique qui emprunte plusieurs voies : des livres, où ses oeuvres dialoguent avec les textes de Khalil Gibran, Roumi, Victor Hugo, Andrée Chedid, Yasmina Khadra ou Alain Rey ; des expositions ; et des performances au cours desquelles le public assiste à la genèse de la pensée, du geste et des formes. Sur papier ou sur toile, les compositions de Lassaâd Metoui conjuguent les ondulations des lettres de l'alphabet arabe avec des motifs ancestraux ou issus de la nature. Elles sont nourries par la vision d'artistes qui ont interrogé le regard porté sur le réel - Delacroix, Matisse, Picasso, Giacometti, Hartung ou Soulages. Alain Rey, lexicographe amoureux de la langue et des signes, dévoile ici ses affinités électives avec l'oeuvre du calligraphe au pinceau ivre.

  • 200 drôles de mots

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    Revivez, par le fil des mots, le temps de toutes les révolutions (culturelle, morale, sexuelle, artistique, scientifique, technologique), et tous les moments forts qui ont fait battre le coeur de la société française des années 1960 à nos jours. Les développements de l'aérospatiale, l'époque contestataire de Mai 68, la décolonisation, sans oublier les premières virées en camping-car, la musique disco, ses pattes d'eph, la légalisation de l'IVG, l'avènement d'Internet et du numérique, le passage à l'euro...

    Comme on feuillette un album de photos de famille, plongez dans ce livre qui retrace l'arrivée de « nos » mots, ceux de nos parents, ceux de nos enfants, comme autant de tranches de vie et de mémoire pour chaque génération.

    200 mots de nombreux domaines, du sport à la cuisine, de l'informatique à la télé, présentés par une équipe d'observateurs et d'observatrices à l'affût, animée par Bérengère Baucher, sous la direction d'Alain Rey.

  • « Une langue à facettes, universelle, actuelle ; une littérature multiple et vibrante. Telle est l'image du français dans le Petit Robert. » Alain Rey.

    60 000 mots et 300 000 sens.

    Une description inégalée de la langue française.

    - La langue d'aujourd'hui : les mots nouveaux et les emplois les plus récents, l'orthographe et ses dernières évolutions.
    - L'usage de chaque mot : son orthographe, sa prononciation, ses différentes significations illustrées de nombreux exemples, les expressions et les locutions où il figure.
    - L'étymologie : l'histoire du mot, avec sa date d'apparition, son origine et le cheminement de ses sens.

    Au fil des mots et des textes.

    - Suivez les idées entre les mots et passez des synonymes aux contraires, d'une idée à l'autre, du connu à l'inconnu.
    - Plongez dans les citations des grandes oeuvres de la littérature, des auteurs classiques ou contemporains ; retrouvez avec plaisir des phrases célèbres, des répliques de films et des paroles de chansons.
    - Voyagez dans la francophonie et partez à la rencontre de ses richesses.

  • Après plusieurs millénaires d'esprits malfaisants, de démons tourmenteurs, le christianisme a inventé le Diable, héritier du Serpent et des Satans de la Bible.
    Le diable a droit à notre reconnaissance, car il prend à sa charge le Mal dans la vie et dans l'histoire, qui est l'oeuvre de la diabolique espèce humaine.
    Les démons et le diable n'ont pas cessé de nous hanter. On y croit ou pas, mais ce rusé se sert même de l'incroyance, affirmant, avec Dostoïevsky et Baudelaire, qu'il est plus fort encore s'il n'existe pas.
    Entre superstition, religion et réalité, il joue tous les rôles: bourreau, victime fantasme, tentation, péché, plaisir, malheur. On le décrit, on l'évoque, on le représente, on le fait parler et chanter. Ecrivains, poètes, peintres, musiciens, si l'on doute de lui, le font exister.. Avec Dieu pour complice, l'Enfer pour royaume, il se manifeste dans la vie, dans l'Histoire, dans la culture. On le traque et on le célèbre à la fois en chassant les sorcières et en diabolisant ce que l'on craint ; d'autres l'adorent.
    Aujourd'hui,on le combat, on l'exorcise ou on l'adore. Des catholiques les plus conservateurs aux satanistes, on y croit dur comme fer, et lorsqu'on doute, les maléfices humains appellent sa vraisemblance. De A jusqu'à Z, ce sont des univers culturels fascinants que l'Esprit du Mal anime.

  • Ce très beau livre illustré met en relation l'art et le verbe, en explorant la beauté des formes sensibles et des couleurs, à travers les calligraphies de Lassâad Metoui, et la beauté des formes de la pensée et des émotions - le langage -, à travers les mots d'Alain Rey. Les créations plastiques de Lassâad Metoui parcourent un itinéraire entre l'image artistique des mots - la calligraphie - et l'imagination des formes et des couleurs. Parallèlement, Alain Rey évoque les chemins tracés par les civilisations pour rendre sensibles les émotions et la volonté d'agir, l'imaginaire et le réel. Et pour sublimer le sens et la forme, l'ouvrage est ponctué de pensées et de réflexions d'artistes renommés, afin de guider le lecteur dans ce voyage fabuleux des plaisirs artistiques et littéraires.
    - Un livre d'art magnifiquement illustré présentant une expérience artistique unique : l'expression des formes et les couleurs de l'art moderne - Matisse, Paul Klee, Soulages -, grâce aux calligraphies originales de Lassâad Métoui, et une réflexion sur l'art, l'esthétique et le langage, par le grand érudit Alain Rey.
    - Un auteur et un calligraphe renommés, dont la première collaboration sur Le Voyage des mots, fut un succès de librairie.

  • Savez-vous que jeter son bonnet par-dessus les moulins signifie « agir librement sans se soucier de l'opinion » ?
    Que le mot capilotade vient de l'espagnol où il désigne un ragoût aux câpres ?
    Qu'on a fait les quatre coups avant de faire les quatre cents coups ?

    Cet ouvrage passisonnant dresse le portrait de plus de 10 000 expressions et locutions française d'hier et d'aujourd'hui.

    Pour chacune d'entre elles, découvrez :

    Son origine son évolution au cours du temps l'analyse de son sens actuel des citations littéraires.


    Alain REY est conseiller éditorial des éditions Le Robert ; il a notamment réalisé le Grand Robert de la langue française, le Petit Robert (avec J. REY-DEBOVE), le Dictionnaire historique de la langue française et le Dictionnaire culturel en langue française.

    Sophie CHANTREAU a collaboré au PEtit Robert, au Grand Robert de la langue française, au Robert méthodique et au Robert Junior.

     

  • Dictionnaire : Ce mot correspond au type même du concept faussement simple : la frontière entre dictionnaire et glossaire, vocabulaire ou encyclopédie alphabétique est loin d'être nette. De surcroît, il existe quantités de « dictionnaires » fictifs, par exemple celui des idées reçues de Flaubert, le dictionnaire philosophique de Voltaire, le dictionnaire du diable d'Ambrose Bierce, pour ne citer que trois parmi une multitude. Il y eut un temps pour les dictionnaires des choses et un autre pour celui des mots, sans oublier celui des descriptions encyclopédiques. En France, grâce à Furetière, on va s'intéresser parfois de manière critique, à la vérité des idées et des choses. Le discours tenu n'est pas seulement l'exclusivité de quelques polygraphes érudits mais celui de vrais savants comme d'Alembert ou bien encore Turgot. Le XIXe siècle voit le divorce entre cette tendance encyclopédique et biographique et une démarche plus littéraire, c'est l'avènement de l'infatigable Pierre Larousse et aussi une nouvelle tendance philologique empruntée d'ailleurs à l'Allemagne, incarnée par l'étonnant Emile Littré. Le XXe siècle empruntera à l'un et à l'autre le meilleur de leur démarche tradition, citations et modernité, faisant bon ménage en élaborant le fameux Robert.

  • Au sens propre, l'ivresse vient d'un joyau végétal, soit la vigne, soit des céréales transformées en boisson, source de vie. Mais les symboliques se sont emparées dès l'Antiquité de cette transformation mentale, de cette métamorphose de la conscience, au-delà de la raison, de la logique, de la prison du réel. Parente de la folie, de la transgression, du rêve, l'ivresse première, celle du vin et de tous les alcools, boissons et « eaux-de-vie », suscite dès l'Antiquité de superbes symboliques. En Grèce, c'est le dieu contesté Dionysos, repris par les Romains sous le nom de Bacchus, entraînant des cortèges de ménades, de satyres, de bacchantes, mêlant exaltation et sexualité, violence « comique » (le komos grec est un cortège priapique) et plaisir.
    C'est aussi la vigne, don divin, qui provoque chez l'innocent patriarche Noé un scandale associant l'impudeur à l'inconscience.
    Célébration de la vie, l'ivresse est sacrée. Ses effets sont excessifs et contradictoires. L'ego ebrius est seul dans la communion affective du Banquet selon Platon. L'ivresse est associée aux artifices dangereux des paradis imaginaires. De même que le dieu-monstre Dionysos, inspirateur de toute création, est rejeté au nom d'Apollon, mais actif en nous, l'ivresse est condamnée et célébrée. Les éducateurs spartiates enseignent à leurs enfants le mépris de l'« ilote ivre » ; Rabelais exalte les « bien ivres », adorateurs de la Dive Bouteille.
    Car l'ivresse, pouvoir physique de boissons divines, s'évade vers d'autres vertiges. Amoureux, mystiques, transcendants, fervents, témoignent tous d'ivresses sans nul alcool. Ils ou elles sont ivres de passion, de bonheur, de Dieu, d'humanité, mais aussi ivres de pouvoir, d'argent, de colère, de haine.
    Le domaine privilégié des ivresses immatérielles est certainement celui de la création artistique et poétique, jusqu'à l'exigence du « dérèglement de tous les sens » (Rimbaud). Et existent aussi l'ivresse du savoir, de la raison, celle du mathématicien, celle de l'ingénieur.
    Selon les époques et les civilisations, on perçoit des territoires majeurs de l'ivresse : Antiquité gréco-latine, Moyen Âge occidental, islam arabo-persan, Chine et Japon, avec leurs poètes, leurs artistes, leurs musiciens, leurs penseurs, leurs mystiques.
    Dans l'ivresse de la découverte ou celle de la reconnaissance, on en évoquera, on en citera les plus inspirés.
    Enfin, un parcours de mots, parmi les métaphores de l'ivresse, scellera l'accord avec les créations calligraphiques et plastiques de Lassaâd Metoui. En effet, le texte proposé dans cet ouvrage ne prendra sens que par ces créations visuelles et colorées, qui, outre l'évocation des grands thèmes interculturels évoqués, fera allusion aux grandes ivresses poétiques et artistiques d'Occident et d'Orient, à Matisse comme à Hiroshige, à Baudelaire comme à Hâfiz ou à ce poète du Ve siècle chinois, Tao Qian, qui intitulait « Ivresse » ou « En buvant » ces vers : / « Qu'est-ce, dans ce monde / De permanent ? / Les montagnes de vain hasard / Je les surmonte maintenant / Sans rêves illusoires / Sans l'ivresse. » Montrant ainsi que l'on ne rejoint la paix heureuse qu'en buvant pour mieux aller au-delà de l'ivresse du réel, vers le tao, sans doute.

  • Jardin ou libres dans un petit bois. Ecoutons leurs chants, regardons leur envol. Je me suis dit qu'un livre où on raconterait ce que révèlent les signes du langage, d'où ils viennent, comment ils nous montrent les choses, ça serait bien, ce serait sympa, cool, rigolo...
    Et souvent intéressant. C'est un livre à feuilleter, pour se promener au milieu de cette bande, cette troupe de sons et de lettres mis ensemble, ce fameux vocabulaire qu'on emploie sans y penser et sans en profiter vraiment - sauf quand on est poète. Nous avons voulu la retrouver, la réveiller, la magie, avec Trop forts, les mots! Et c'est vrai que c'est très très fort, ce qu'ils font ; c'est un trésor collectif à garder vivant.
    Merci, les mots !

  • Ouvrage militant pour un français vivant, assumant pleinement les transformations par l´Histoire de ses structures. Ce voyage savant au coeur de la genèse d´un langage, qui s´est imposé face au latin après être passé par les strates du roman et du vieux français, est un plaidoyer pour le génie de la langue et la richesse de son usage.

  • Alain Rey a enchanté les ondes de France Inter avec " son mot du jour " : chaque matin, se référant à l'actualité, il fait la chronique d'un terme, avec l'espièglerie et l'érudition qu'on lui connaît. Jouant avec les étymologies, les glissements sémantiques des mots qui voyagent au gré des cultures et du temps, il livre leur histoire et combat ainsi les à-peu-près et les préjugés de notre époque. Un regard d'humaniste savoureux.

  • Le lexicographe et l'enseignant plaident pour une reconnaissance des liens entre le grec, le latin et le français, et pour la poursuite de l'enseignement du grec et du latin dans le secondaire en France.

  • Répudiant l'image conventionnelle, fade et presque hagiographique d'Émile Littré, cet « illustre inconnu » du XIXe siècle, Alain Rey s'essayait en 1970, en empathie mais avec acuité, à exposer les convictions et les contradictions de l'homme, à retracer la genèse et le progrès d'une oeuvre polymorphe. Pasteur en avait figé le portrait dans la métaphore bien-pensante du « saint laïque », mais on découvre plutôt ici, outre le lexicologue célébré, un grand traducteur, un théoricien de la médecine, un historien des langues et des cultures, un philosophe agnostique et même un poète (manqué), enfin un vigilant témoin politique : en un mot un humaniste.
    Augmentée dans cette réédition [en 2008] d'une chapitre inédit sur la fortune du Dictionnaire et sur l'image de son auteur dans notre présent culturel, cette biographie intellectuelle est plus que jamais d'actualité.

  • Qui dit Alain Rey dit linguiste espiègle. Amoureux de la langue, il la courtise avec frénésie, la déshabille, sonde ses secrets étymologiques les mieux gardés. Sa chronique "Le Mot du jour" a fait les beaux matins de France Inter. En voici quelques-uns des plus fameux réunis dans ce second recueil savoureux, après À mots découverts, disponible dans la même collection.

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