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République des Lettres
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Théologie portative
Paul-Henri Thiry D'Holbach, Paul-Henri Thiry Baron D'Holbach
- République des Lettres
- 23 Juin 2014
- 9782824902036
Texte intégral révisé et modernisé suivi d'une biographie de Paul-Henri Thiry d'Holbach. Publiée sous le nom de l'abbé Bernier en 1768, la "Théologie portative" est un essai ironique où le baron d'Holbach - collaborateur de l'Enclycopédie de Diderot, animateur mondain d'un des plus influents salons de la République des Lettres et chef de file des matérialistes athées de l'époque - expose ses idées critiques sur l'Église et sur la religion chrétienne. De A comme Âme à Z comme Zèle, en passant par Bible, Catholique, Doctrine, Humilité, Libertins, Pape, Sacerdoce, etc, ce petit dictionnaire éminemment caustique comptant quelque 580 entrées est l'un des principaux pamphlets pré-révolutionnaires du siècle des Lumières. Toujours d'actualité, il permet, outre sa verve railleuse, d'apprécier à leur juste valeur les idées anticléricales qui aboutiront à la séparation de l'Église et de l'État. Il prolonge aussi utilement le "Système de la nature", véritable bible de l'athéisme, où D'Holbach expose sa philosophie matérialiste et sensualiste. En 1776, La "Théologie portative" fût condamnée par le Parlement de Paris à être brûlée.
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Essai sur l'art de ramper, à l'usage des Courtisans
Paul-Henri Thiry-D'Holbach, Paul-Henri Thiry Baron D''Holbach
- République des Lettres
- Librio ; Philosophie
- 13 Février 2022
- 9782824906669
Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Paul-Henri Thiry d'Holbach. "Les philosophes, qui communément sont gens de mauvaise humeur, regardent à la vérité le métier de courtisan comme bas, comme infâme, comme celui d'un empoisonneur. Les peuples ingrats ne sentent point toute l'étendue des obligations qu'ils ont à ces grands généreux, qui, pour tenir leur Souverain en belle humeur, se dévouent à l'ennui, se sacrifient à ses caprices, lui immolent continuellement leur honneur, leur probité, leur amour-propre, leur honte et leurs remords; ces imbécilles ne sentent donc point le prix de tous ces sacrifices? Ils ne réfléchissent point à ce qu'il en doit coûter pour être un bon courtisan? Quelque force d'esprit que l'on ait, quel qu'encuirassée que soit la conscience par l'habitude de mépriser la vertu et de fouler aux pieds la probité, les hommes ordinaires ont toujours infiniment de peine à étouffer dans leur coeur le cri de la raison. Il n'y a guère que le courtisan qui parvienne à réduire cette voix importune au silence; lui seul est capable d'un aussi noble effort." - Baron d'Holbach